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  • Salon du livre à Illkirch les 12 et 13 octobre 2012

    UNE SEANCE DE DEDICACES PAS COMME LES AUTRES

     

    Je l’avais annoncé sur Facebook, mais n’avais pas eu le temps de faire de même par ici. Alors, je vous fais un petit compte-rendu du salon du livre alsacien qui s’est déroulé les 12 et 13 octobre 2012, à Auchan Illkirch. C’est dans cette grande surface de la banlieue de Strasbourg que j’ai fait ma première séance de dédicaces, le 24 mars 2012, pour la sortie de mon premier roman « un mensonge pour être aimée ». Je n’en avais pas gardé un souvenir impérissable, parce que peu habituée à rester assise seule à attendre le chaland. Bref, même si ce jour-là, j’avais vendu près d’une quarantaine de romans, ce qui est formidable, j’avais aussi connu de grands moments de solitude.

    Mais là, les choses étaient différentes, puisque nous étions plusieurs auteurs à être présents et qu’en plus, j’avais réussi à faire en sorte que Marie Laurent, qui n’est pourtant pas alsacienne, puisse se joindre à moi. La romance allait donc être bien représentée !

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    Jeudi 11 octobre 2012 : Marie et son compagnon arrivent vers 16h30. Tout est prêt à la maison ! Le matin, après avoir déposé les enfants à l’école, j’avais fait les courses puis en rentrant il avait fallu changer les draps, repasser le linge, récupérer ma fille pour le repas, faire la cuisine, puis la vaisselle, et enfin repasser un coup d’aspirateur. Bref, à 13h30 j’avais tout fait, et pouvais l’esprit tranquille me rendre chez ma coiffeuse préférée, pour deux heures de détente.

    Après un café, mes invités en profitent pour s’installer, faire une petite balade dans les environs. Au repas : quiche lorraine, salade (ma spécialité) – raisin et macarons au dessert.  Le repas de déroule dans une ambiance conviviale avec pour thème central l’écriture, la romance et tutti quanti… Bref, quel plaisir de pouvoir échanger avec une personne qui écrit comme moi, et partage mon intérêt pour la littérature.

    Vendredi 12 octobre 2012 : Réveil tôt. Avant de partir pour Auchan, il faut emmener les enfants à l’école, s’occuper du linge, vérifier que je n’ai rien oublié. Comme à mon habitude, je cours dans tous les sens. Lorsque nous partons, il pleut. Super !

    A notre arrivée, il nous faut nous présenter à l’accueil, passer par le poste de sécurité avant de pouvoir intégrer le rayon librairie. Je suis placée à côté d’Huguette Dreikhaus, qui est bien connue dans notre région, puisqu’elle fait des spectacles, anime des chronique à la radio et écrit. Après un petit temps d’adaptation, elle se montre charmante avec moi, et très vite nous conversons en alsacien. Alors que je m’installe, Lilli, l’amie de ma marraine m’attend déjà et m’encourage. Ça me touche vraiment. C’est trop sympa. Mais comme d’autres ami(e)s, elle pensait trouver mon second roman. Hélas, la publication étant reportée à une date non définie, c’est la déception. Je comprends alors très rapidement que c’est là que se situera THE problème. Tous ceux qui me connaissent et qui me suivent possèdent déjà « un mensonge… », et je n’ai malheureusement rien de neuf à leur proposer. C’est dommage, parce que si cela avait pu être le cas, nous aurions sans doute vu plus de monde, du moins en ce qui me concerne.

    Vers 13 heures, nous vendons nos premiers livres. Ouf, la journée n’est pas perdue ! Puis direction le restaurant italien de la galerie marchande où nous sommes gentiment invitées à manger avec les autres écrivains présents. Sympa et totalement inattendu ! Le repas se passe bien, à converser avec Huguette, à rire, à envoyer des piques à Francis qui me les rend bien. Puis le temps d’une pause clope avec le même Francis dont je découvre l’esprit brillant et l’humour, et retour sur le stand. L’après-midi se passe ainsi, à discuter avec les uns, avec les autres. Peu de gens s’arrêtent, et nous nous rendons compte que telles que les tables sont placées, ils n’osent pas vraiment s’approcher. Vers 17h, arrive Simone Morgenthaler, que tout alsacien qui se respecte connaît. Elle œuvre beaucoup pour la culture alsacienne, le dialecte, et après avoir longtemps été speakerine à France 3 Alsace et avoir animé des émissions qui mettaient le terroir de notre belle région à l’honneur, est actuellement animatrice sur France bleu Elsass. Elle vient de publier son 17ème livre (impressionnant) qui est comme plusieurs autres déjà parus, un recueil de recettes alsaciennes. Les gens viennent la voir, la saluent, et elle se prête au jeu avec une gentillesse épatante. Ceux qui la connaissent la voient comme une personne affable, douce et chaleureuse. Eh bien, mes amis, laissez-moi vous dire que c’est également ainsi qu’elle est dans la vie. Adorable et c’est avec grand plaisir que je papote avec elle, d’autant que nous sommes toutes deux nées dans la même ville. Peu après 19heures, nous quittons le supermarché direction la maison, où mon mari chéri s’est mis aux fourneaux pour nous préparer des lasagnes à sa façon. Nous dinons en toute convivialité, et après un vacherin glacé aux framboises pour le dessert et un café ou une tisane, il est déjà l’heure de se coucher.

    Samedi 13 octobre 2012 :

    Nous arrivons, comme la veille peu avant 11h. Aujourd’hui, c’est samedi, il fait beau et normalement ça devrait être un jour d’affluence. Effectivement dès le matin nous remarquons qu’il y a beaucoup plus de monde que la veille. Sur le stand, Marie et Francis sont déjà là. A leurs côtés se trouve Julie, une étudiante de l’université où je travaille qui a écrit un polar ésotérique ayant obtenu le prix VSD. La jeune fille est adorable, et le courant passe tout de suite, d’autant que nous sommes publiées par la même maison d’édition « les nouveaux auteurs » dont Amorosa est une collection. De plus, comme nous fréquentons le même endroit (l’université de Strasbourg), nous avons bien entendu des points communs. Johanna, une employée arrive et m’achète un bouquin, c’est sympa.

    Peu après midi, retour au restaurant. Toujours aussi bon, toujours aussi sympa de déjeuner en toute convivialité avec les autres auteurs mais aussi avec des personnels du rayon librairie. Il y a là Françoise que je connais depuis la dédicace, mais aussi Romain un ancien stagiaire également étudiant par chez moi, mais aussi Eric, le responsable du rayon et une autre jeune femme qui a travaillé avec eux et qui est fort sympathique.

    Lorsque j’arrive au stand peu après 14h, j’ai l’agréable surprise de voir qu’une dame m’y attend. C’est à elle que j’ai vendu mon premier roman lors de la dédicace de mars. Elle m’explique qu’elle l’a adoré et qu’elle est venue tout exprès pour acheter le second. C’est tellement gratifiant pour une romancière de s’entendre dire qu’elle a donné du bon temps à une lectrice. Rien que pour cela, je suis ravie d’avoir participé à cette manifestation. Peu après c’est mon papa et son épouse qui viennent m’encourager, puis mon chéri avec trois de mes quatre enfants et le compagnon de Marie. Mon mari se fait dédicacer le roman de Julie qui correspond parfaitement à ses goûts en matière de littérature, je choisis le livre de cuisine de Simone, et mes deux plus jeunes optent pour des bouquins de leur âge. Après leur départ, arrive Aurélien, qui travaille à Auchan également. C’est la première fois que je dédicace un roman à un homme et ça me fait bizarre, mais il paraît ouvert et a envie de s’essayer à l’écriture. Il lit beaucoup de romans, afin de cerner le genre qui lui correspondrait le mieux. Personnellement, je trouve que cette démarche est plutôt saine, même si dans mon cas, cela a relevé de l’évidence bien plus que d’autre chose. A nos cotés, s’est rajoutée Cathy Bernecker, Mademoiselle Mamselle, que les alsaciens connaissent bien. Encore une fois, c’est une femme d’une grande gentillesse que je découvre ravie, car je l’apprécie beaucoup lorsque je l’entends à la radio. Je lui demande des nouvelles de la santé de son mari (Cookie Dingler) et elle me répond gentiment, touchée que je m’en préoccupe.

    En fin d’après-midi, les choses redeviennent plus calmes et vers 18h30, nous pouvons remballer sans regrets, personne ne s’arrête plus. Le temps de passer un poste de sécurité et de regagner la voiture, chargées de nos livres et d’un cadeau d’Auchan (wow !), composée d’une bouteille de vin blanc d’Alsace, de pains d’épices, et de chocolat. Ils sont vraiment sympathiques par ici, et il me faudra revenir l’année prochaine si une seconde édition s’organise à nouveau.

    Vers 19h00 nous quittons donc la banlieue, direction le centre ville, où nous faisons une petite balade Marie et moi. Elle découvre Strasbourg by night, et je… redécouvre ma ville, comme si je la voyais avec un œil nouveau. La place Kléber, la cathédrale, les rues pittoresques… Vers 20h, nous retournons chez moi, où nous sommes attendues pour aller dîner au restaurant. Au menu : tartes flambées.

    Le lendemain matin, nous paressons tranquillement, papotant à qui mieux-mieux avant le déjeuner. Puis après un dernier café, Marie et Jacques reprennent la route, et moi… eh bien je reprends ma petite vie de maman, d’auteur presqu’anonyme, et de fonctionnaire. Mais rassurez-vous, il n’y a aucune amertume dans ce constat. Moi ça me va très bien, et si j’ai vraiment apprécié ce week-end, je ne voudrais pas en vivre des comme ça toutes les semaines parce que c’est vraiment épuisant. Donc je retourne à mon 6è roman, et aux aventures de Morgane pour mon plus grand bonheur !

    Quelques photos :

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    Marie et moi le samedi matin

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    Alex le gestionnaire de la librairie. Un vrai puits de science mes amis. J'ai rarement rencontré une personne aussi calée. Il connaît tout tout tout. Et en plus il est vraiment sympa.

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    Eric, le responsable librairie, absolument adorable, avec Romain et Cathie Bernecker.

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    Julie une jeune fille pleine de talent, qui ira loin.

    Et pour finir, une petite dernière, après l'effort le réconfort :

    Au restaurant en famille :

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  • Fifty Shades of Grey et autres romans de la catégorie Passion Intense

    FIFTY SHADES OF GREY  ET AUTRES....

    Comme bon nombre de lectrices, j’ai entendu parler de la trilogie d’E.L James, bien avant sa sortie en France. Déjà cet été, lorsque nous nous sommes rendus en Italie pour les vacances, dans toutes les stations service, j’ai vu des piles et des piles de ces bouquins, et ce dans toutes les stations essence.

    Bref, dès le mois de septembre et malgré un emploi du temps bien blindé, je me suis promis de lire ce roman, pour tenter de comprendre pourquoi il faisait l’objet d’un tel engouement. C’est quand même extraordinaire que ce bouquin, que l’on disait entre la romance et le porno, puisse devenir le roman le plus vendu au monde en 2012. Quand par ailleurs, il était décrié car, selon certains, fort mal écrit, je dois dire que j’étais particulièrement intriguée.

    Après précommande du tome 1 sur Amazon, je l’ai donc trouvé dans ma boîte aux lettres courant octobre 2012. Je l’ai commencé et au bout de dix pages, j’ai abandonné. L’emploi du présent me dérangeait. Les « putain et merde » toutes les trois lignes aussi !

    Puis j’ai commencé à lire « Dévoile-moi » de Sylvia Day qui est un peu calqué sur le même genre. Et j’ai adoré, vraiment. Les scènes de sexe étaient crues, c’est clair, mais tellement bien écrites que ça passait comme une lettre à la poste ! Elle, elle a un vrai talent d’écrivain. C’est d’ailleurs un auteur Harlequin aux États-Unis ! Bref, j’ai déjà précommandé le deuxième tome, et je l’attends avec impatience.

    Comme je suis une petite nana bien persévérante, j’ai décidé de me remettre à la lecture de « Fifty shades…»  quelques jours après. Là, je suis arrivée à la page 60 avant d’arrêter. Puis deux ou trois semaines plus tard, j’ai repris et là, allez savoir pourquoi, la mayonnaise a pris. Même si je trouve toujours qu’il y a un paquet de gros mots qui pourraient être supprimés, j’ai adoré les échanges de mail, surtout les objets qui étaient particulièrement drôles » et certaines réparties du genre « tu peux ranger ta main qui te démange »…

    Finalement je l’ai terminé en une semaine, et j’ai enchaîné avec le tome 2. Là j’ai nettement préféré l’écriture et l’intrigue. Et puis Ana et Christian devenaient presque comme des proches dont on avait envie de connaître les aventures. De plus, dans ce tome, la passion entre les deux protagonistes prenait le pas sur les pratiques sexuelles déviantes de Christian, si bien que la fleur bleue qui sommeille en moi s’est réveillée dare-dare.

    A peine terminé, j’ai téléchargé le tome 3, et personnellement, j’ai de loin trouvé que c’était le meilleur. On a des réponses à ses questions, et la fin  du livre est vraiment très belle… J’ai aussi beaucoup aimé la rencontre entre Ana et Christian, vue par lui. Pour l’avoir fait dans les aventures de Morgane, j’ai trouvé que ça apportait une approche différente à l’histoire…

    Par la suite, j’ai lu « délivre-moi », que je n’ai pas aimé. C’était assez peu captivant, et pas vraiment original. Un Fifty shades bis, mais sans l’originalité d’EL James, ni la qualité d’écriture de Sylvia Day. Un peu au rabais, dirais-je…

    Donc, l’impression générale est plus que positive, hormis pour « délivre-moi » qui vraiment m’a donné l’impression d’avoir perdu mon temps.

    Voici les scènes que j’ai préférées dans Fifty shades :

    Tome 1 : sans conteste, la rupture entre Ana et Christian à la fin du tome 1. C’est intense et on sent toute la colère qui est en elle, et tout son désespoir aussi…

    Tome 2 : les premières pages, lorsqu’Ana n’arrive pas à surmonter son chagrin et lorsqu’elle revoit Christian. Cette phrase « j’ai tellement pleuré… », m’a beaucoup marquée. Elle est si simple et pourtant tellement forte de sens.

    Tome 3 : le retour de Christian cuité après qu’il ait découvert la grossesse d’Ana et surtout quand il dit de l’enfant qu’elle attend « lui, tu l’aimeras plus que moi… ». Dans ce tome Ana gagne en tempérament et en force de caractère, et j’adore.

    Et puis toujours et encore les échanges de mail. Ce truc, c’est génial et si novateur !

    Alors à vos bouquins et à vos tablettes numériques… Et surtout n’hésitez pas à laisser un commentaire sur vos impressions…

  • Conseils à ceux et celles qui voudraient s'essayer à l'écriture

    Soyons bien d’accord, je n’ai pas la prétention de me prendre pour un grand écrivain, ni pour le prochain Pulitzer, mais après plusieurs romans écrits, je pense pouvoir dire quelques mots à tous ceux et celles qui souhaiteraient faire vivre leurs histoires sous leur plume.

    Pas la peine de vous assommer avec un nombre incalculables de conseils ou de règles, qui feraient que vous ne les liriez même pas jusqu’au bout. Donc, j’ai sélectionné quatre points qui me paraissent essentiels, et que je vais vous donner, de manière décroissante, par ordre d’importance.

    1.  Un texte présenté à un éditeur ne doit comporter aucune faute d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe. C’est absolument essentiel, car je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, des romans bourrés de fautes me hérissent le poil !

    3.    Il faut beaucoup lire, et surtout le genre littéraire dans lequel on veut écrire. Ainsi, je serais tout à fait incapable d’écrire un polar ou un bouquin de science-fiction, pour la bonne et simple raison que je n’en lis que très peu. On ne peut pas décider d’écrire un livre quand on ne maîtrise pas les schémas du genre !  Lecture et écriture vont de pair.

    2.    L’histoire doit être claire dans votre tête du début à la fin. Ecrire au fil de l’eau peut s’avérer risqué, car on prend souvent trop de temps à planter le décor, et on bâcle la fin, surtout quand il y a une limitation dans le nombre de mots ou de caractères. Tandis que si vous avez clairement défini les scènes à intégrer à votre histoire, votre roman sera bien plus équilibré.

    1.    Ce conseil, je l’ai lu sur le site de Sarah Morgan, romancière anglaise que j’aime beaucoup pour son humour et qui constitue un véritable exemple pour moi. Elle a d’ailleurs remporté un Rita-Award, il y a quelques jours. Et son adage, je l’ai fait mien. Le voici : « Un écrivain écrit. Pas dans un mois, pas dans une semaine, pas dans un jour, mais maintenant. »

     

    Voilà, j’espère que ces quelques indices vous donneront envie de prendre votre plume, dans l’unique but, comme moi, de faire rêver les lecteurs et lectrices.