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  • L'auto-édition : avantage et limites

    Dernièrement, j'ai vu un reportage très intéressant dont je vous mets la vidéo ci-après. Je l'ai trouvé extrêmement intéressant et tout à fait réaliste. Il y conte l'histoire de quatre personnes qui ont commencé par l'auto-édition. Il y a une française, dont j'ai eu envie de lire le roman, mais j'ai renoncé au vu des critiques souvent très mauvaises. Mais bon... Il y a aussi une américaine qui a vendu jusqu'à 40 000 romans par mois par l'auto-édition. C'est particulièrement impressionnant et ça fait rêver.

    Moi aussi je m'auto-édite depuis près d'un an, et je dois avouer que j'en suis ravie. Bien entendu on vend moins en quantité. Mais au moins, je ne suis pas obligée de supplier mon ancien éditeur de bien vouloir me payer les droits d'auteur de "un mensonge pour être aimée", roman pour lequel, je n'ai, à ce jour, toujours pas touché mes droits d'auteur. Ni pour 2012, ni pour 2013. Ceux-ci sont tellement dérisoires que de toute façon, je ne ferai appel à aucun recours légal. Il le sait et il en joue. Donc, pas correct et de quoi vous guérir de bosser pour un éditeur. J'ai depuis refusé deux propositions, parce que je sais pertinemment que la seule chose qui les intéresse, c'est le succès d'apprends-moi. 

    L'auto-édition a beaucoup d'avantages, comme ne pas avoir à partir à la chasse à l'éditeur, ne pas attendre en consultant  sa boîte mail toutes les dix minutes, des jours durant, un message qui ne viendra de toute façon jamais, ne pas être tenu à un nombre de caractères maximum qui vous oblige à couper des scènes à tout va... Bref, vous êtes parfaitement libre de faire ce que vous voulez, quand vous voulez et comme vous voulez.

    Le hic, parce qu'il y en a un inévitablement un, voire plusieurs. Tout d'abord, il faut tout faire soi-même : les corrections qui sont souvent longues et fastidieuses, la mise en page, la transformation en ebook, les couvertures pour lesquelles des connaissances de photoshop sont très utiles. Tout cela prend beaucoup de temps, souvent au détriment de l'écriture. Ensuite, l'auto-édition a ses limites. Les deux principales que je note, sont la diffusion des versions papier qui ne peuvent être faites que sur un site que vous devez gérer et sur Amazon. Donc, exit les séances de dédicaces, les participations à d'éventuels salons sur les stands des éditeurs et donc la rencontre avec les lecteurs. Et puis, le plus gros souci est le manque de visibilité. Il faudrait à l'auteur auto-édité un budget marketing colossal pour se faire connaître. Comme il n'en a pas les moyens, c'est compliqué pour lui de se faire connaître. En cela, il est évident que les maisons d'éditions qui ont leurs réseaux sont bien plus en avance.

    Bref, du bon, du moins bon, pour une possibilité qui tend à se démocratiser et qui permet à des auteurs inconnus de faire lire leurs écrits. Et ça c'est sans doute le grand point positif de la chose...

    Voici la vidéo en question, et bonne journée.

  • Recette de la tarte à l'oignon à l'alsacienne

    RECETTE DE LA TARTE A L’OIGNON SELON LULU

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    Ingrédients : 250g de pâte brisée (si possible maison) – 500g d’oignons – 100g d’allumettes de lardons fumés – 4 œufs – 1 verre de lait – 1 verre de crème liquide – 3 cuillers à soupe de farine – sel – poivre – muscade.

    Déroulement de la recette :

    -          Eplucher et couper finement les oignons.

    -          Dans une poêle, faire revenir les lardons, sans matière grasse, ce n’est pas la peine.

    -          Lorsque les lardons sont grillés, ajouter les oignons. Les laisser suer. Quand ils deviennent translucides, recouvrir le tout de lait. Je sais, ça vous paraît bizarre, mais cela rend les oignons plus digestes. Saler, poivrer.

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    -          Etaler la pâte sur des plaques préalablement beurrées.

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    - Garnir les plaques de pâte en faisant un rebord. On peut aussi utiliser un plat à tarte, mais personnellement, je n’aime pas trop lorsqu’il y a une épaisseur trop importante de garniture.

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    -          Lorsque le lait est intégralement absorbé par les oignons, et que leur jus s’est évaporé, ils sont prêts. Réserver.

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  • Hugh Laurie... parle français

    Ce soir, j'ai décidé  de vous faire partager une vidéo que j'adore, même si je pense que bon nombre d'entre vous l'ont peut-être vue. Il s'agit de la participation de Hugh Laurie (Docteur House) et Helen Mirren (suspect n°1, the Queen) aux Emmy en 2006. Pour ceux et celles qui l'ignoreraient, Hugh Laurie est francophone et francophile... Alors qu'a à voir cette vidéo avec les romantiques que nous sommes ? Eh bien, c'est tout simple : un homme qui nous fait rire a déjà fait la moitié du boulot ! Et celui-là d'humour, il n'en manque pas ! Sans doute est-ce pour cela qu'il fait craquer autant de femmes quel que soit leur âge...

  • Scènes d'amour à lire et à écrire

    SCENES D’AMOUR A LIRE ET A ECRIRE

     

     

    Pour rester sur le thème de mon article précédent : « fifty shades of grey » et autres romans érotiques, j’aimerais vous faire part de ma modeste expérience dans ce domaine. Bien sûr, ce que je vais écrire là, n’engage que moi et mes goûts personnels, et je conçois parfaitement que vous puissiez ne pas partager cet avis.

     D’abord en tant que lectrice de romances depuis des années (oups, je ne les compte plus, sinon je vais attraper le bourdon !). Personnellement, si la ou les scènes d’amour sont ratées, le bouquin l’est également. C’est probablement LA scène la plus importante, et lorsque nous commençons un roman, sentimental, nous l’attendons avec impatience. Donc, si elle est zappée ou bâclée, je me sens frustrée, et mon avis sur le livre s’en ressent. Bien entendu, d’autres paramètres entrent en ligne de compte, tels que l’intrigue, le style de l’auteur, la note d’humour qui peut apporter un plus, ou tout simplement l’émotion qui se dégage du livre, et qui fait qu’on s’attache aux protagonistes de l’histoire.

     Néanmoins, la scène où ils s’envoient en l’air est primordiale, et se doit d’être réussie. N’allez pas imaginer que je réclame de la passion et des scènes érotiques toutes les deux pages, là n’est pas du tout l’idée. La scène d’amour doit, selon moi, s’intégrer dans l’histoire, lui apporter ce plus qu’attend le lecteur ou la lectrice. Le sexe pour le sexe n’a finalement aucun intérêt.

     Au fil des années, notamment dans les romances type Harlequin, j’ai remarqué que ces scènes devenaient plus audacieuses et surtout plus précisément décrites. Il est presque anodin actuellement de faire référence au sexe oral, alors qu’il y a vingt ans, jamais il n’en aurait été fait mention. Et cela tend à se généraliser. J’ai feuilleté dernièrement un roman Harlequin-Azur, où le héros demande à l’héroïne de se caresser devant lui. Alors là, mes ami(e)s, moi la fille ouverte d’esprit et tout et tout, j’ai été choquée. Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour, dans la collection azur, on trouverait une telle scène !

     Mais bon, les temps changent et j’ai la nette impression qu’il y a une époque avant « Fifty… » et une époque après. Ceci dit, je trouve formidable que la littérature érotique (et non pornographique, j’insiste vraiment), tende à se démocratiser et que nous ne soyons plus obligées de planquer nos romans sentimentaux dans notre table de nuit, sous peine de passer pour des nunuches. De plus, j’ai l’impression que la romance, quelle que soit sa forme, a en ce moment à nouveau le vent en poupe, ce qui est génial, pour moi qui ait toujours revendiqué le fait qu’il ne s’agit pas là de sous littérature.

     En tant qu’auteur, mon opinion est un peu différente. Personnellement, les scènes d’amour ou de sexe, sont les plus difficiles à écrire. Car il faut être prudente, on ne peut pas rester dans le flou, mais en même temps on a vite fait de basculer dans le scabreux.

     Pour « un mensonge pour être aimée », la responsable éditoriale m’avait demandé de reprendre toutes les scènes car elles étaient trop torrides à son goût. Ce travail s’est révélé fastidieux, car comment décrire une scène de sexe dans parler de l’anatomie ou expliquer ce qui s’y passe. Bref, j’avais été frustrée d’avoir à le faire, même si je comprenais le point de vue de cette personne qui faisait valoir que le roman pouvait être lu par un public jeune et qu’il était primordial de ne pas choquer.

     Remarquez, à ce sujet, franchement j’émets de sérieux doutes. Deux de mes fils sont ado, et ils savent exactement de quoi il retourne en matière de sexe, sans que j’aie eu à leur expliquer quoi que ce soit. Merci internet !!!! (et ce n’est pas forcément un compliment que je fais, bien au contraire !) Donc, il me semble que l’argument ne tient pas réellement dans la mesure où nos jeunes sont de plus en plus précoces et n’ont absolument pas besoin de nous pour faire leur éducation sexuelle. Tout juste ai-je le droit de rappeler à mon aîné qu’il doit sortir couvert, avant de me faire remballer, genre la vieille qui me casse les oreilles !

     Depuis ce premier roman, mon état d’esprit a évolué. J’ai décidé dans mes derniers manuscrits de faire exactement comme cela me chante. Même si c’est toujours difficile pour moi, et plus encore maintenant que j’ai plusieurs écrits à mon actif, car finalement je décris toujours les mêmes situations. Mais il faut que j’emploie des mots et des tournures différents afin d’éviter les répétitions entre un roman et un autre, j’ai décidé de les écrire à mon idée. Clairement, je fais comme ça me chante, tout en restant prudente sur les formulations, car je déteste la vulgarité en règle générale. Il n’en reste pas moins que les dernières scènes que j’ai écrites sont bien plus épicées, même si je reste néanmoins attentive à ma façon de rédiger.

     De plus, après avoir lu « Fifty shades… » et « dévoile-moi », j’ai décidé d’écrire un roman en plusieurs tomes (combien je ne le sais pas !), nettement plus sulfureux que tout ce que j’avais pu pondre auparavant ! Enfin, décidé est un bien grand mot, puisque l’histoire et les personnages, se sont mis en place en moins de quinze minutes alors que je repassais (eh oui !). Comme j’étais en vacances, je n’ai plus eu qu’à me laisser porter. En une semaine j’avais écrit plus de 80 pages. Depuis j’ai ralenti le rythme puisque j’ai repris le travail. Toutefois, je pense le finir dans le mois à venir. Lorsque les choses se présentent comme ça, et que les doigts volent sur le clavier de l’ordinateur sans que l’on puisse s’arrêter ou que l’on ait à réfléchir, tout devient magique ! Et on se rappelle pourquoi on est romancière.

     Je ne sais pas si un jour je ferai lire ce roman à quelqu’un, ou si je le garderai pour moi, mais une chose est sûre, pour la première fois de ma vie, écrire une scène d’amour et érotique qui plus est, s’est révélé d’une facilité déconcertante. Alors peut-être dois-je persévérer dans cette voie, je n’en sais rien et j’y réfléchis encore…