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  • Toi pour moi, moi pour toi... Quand deux univers se mélangent.

    Lorsque j’ai commencé à écrire le tome 1 de la série Ecstasy, c’était au printemps 2015. Bigre, déjà presque 4 ans ! Je travaillais encore à l’université de Strasbourg et je passais mes journées entourée d’étudiants. Les entendre parler de leurs problèmes de jeunes adultes m’a inspirée plus que vous ne l’imaginez. Ajoutez à cela de grands ados à la maison, mixez le tout et vous aurez la recette (pour partie) de cette saga. Au début, je pensais pouvoir boucler en deux, puis trois tomes. Mais plus j’avançais et plus j’avais de choses à raconter, si bien que six épisodes et deux ans plus tard, j’ai enfin mis un point final. J’écrirai les spin-off prochainement, c’est sûr. Toutefois, en attendant, j’ai beaucoup de mal à me détacher de cette série qui m’a tout apporté : un lectorat fidèle et vos encouragements toujours plus nombreux.

    Alors, parce que je n’ai jamais vraiment pu quitter ces personnages, j’ai eu la bonne (ou fumeuse au choix) idée d’en récupérer quelques-uns pour les intégrer dans ma dernière romance « Toi pour moi, moi pour toi »,qui paraîtra après-demain dans la collection &H. 

    Lesquels ? Non, ce n’est pas ce naze de Nahel ! 

    Un flic véreux, ça vous parle ? Une fliquette à la gâchette facile, ça vous dit quelque chose ? 

    Eh oui, Greg Dojong et Lorie Dejean sont des personnages secondaires, mais extrêmement importants de cette histoire. Une autre jeune femme qui apparaîtra brièvement vous sera également familière. Je ne vous dévoile pas son identité, si ce n’est qu’elle a souvent été surnommée la greluche. J

    Mika est journaliste et c’est au cours de son enquête qu’elle va les rencontrer et les côtoyer de très près. En tout cas, j’espère que vous apprécierez ce clin d’œil à Ecstasy. Je suis sûre que vous serez nombreuses à vous rappeler ces personnages…

    Je vous souhaite une très belle lecture de « Toi pour moi, moi pour toi ». C’est sans doute une des romances que j’ai préféré écrire. Le héros est un mec un peu cabossé, mais d’une gentillesse et d’une bienveillance confondantes. Yann est à mon sens l’homme idéal, parce qu’on aime même ses défauts. Mika, elle, est une femme moderne qui assume ses choix et ses désirs. Sa personnalité affirmée a été un régal pour l’auteur que je suis et ses engueulades épiques avec Nathan ont été incroyablement exaltantes à imaginer. J’en riais moi-même et inutile de vous raconter que ce sont mes passages préférés ! Et je ne vous parle pas de ses prises de bec avec son père ! Pourtant, derrière la grande gueule se cache un cœur tendre, une femme attentionnée et profondément amoureuse de Yann. 

     

    Voilà, je ne vous en dis pas plus. Je vous laisse découvrir le résultat par vous-même.

    Belle lecture !

    Nathalie

     

    Extraits choisis : 

     

    Yann : 

    Ses pieds sont gelés, et j’y colle les miens pour les réchauffer. Jamais je n’ai connu de nana avec des orteils aussi glacés. Combien de fois m’a-t-elle réveillé en sursaut en les collant entre mes cuisses au milieu de la nuit ? Au début, je pestais intérieurement, mais j’ai fini par m’y habituer. J’irais même jusqu’à dire que ça va me manquer...

     

    Mika :

    Quand un géant de plus d’un mètre quatre-vingt-dix, beau comme un astre avec ses yeux gris, sa barbe de trois jours et sa tignasse bouclée, foutu comme un dieu grec, tatoué comme un bad boy, avec un piercing au sourcil droit, vous chouchoute comme ça, comment ne pas avoir le cerveau et les hormones qui partent en vrille ? Si quelqu’un a la recette pour que j’arrête de baver comme une épileptique sous Prozac devant lui, je suis preneuse, et plutôt deux fois qu’une. 

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  • Les séries en romance...

     

    Les séries…

     

    Has been ou toujours d’actualité ?

     

     

    Voilà une question que je me pose depuis quelque temps. En effet, il y a encore quatre ou cinq ans, les séries en plusieurs tomes étaient très prisées. On peut ainsi évoquer Crossfire de Sylvia Day ou encore FSOG d’EL James. Toutefois, il me semble que la tendance change en ce moment. La preuve ? Lorsque vous publiez une série, vous constatez qu’entre chaque tome, vous perdez des lectrices. Alors, bien évidemment, il y a celles qui n’aiment pas votre premier roman, et je n’en parlerai même pas. Mais il y a les autres… Celles qui ont aimé, mais qui n’ont pas voulu attendre la suite et qui ont fini par décrocher.

     

    C’est d’ailleurs un phénomène auquel je suis confrontée depuis que j’ai décidé d’écrire Ecstasy en 6 tomes et Troublante Obsession en 5 tomes. À peine un roman était-il sorti, qu’on me réclamait la suite à cor et à cri. Bref, une pression pour l’auteur et, surtout, une frustration pour la lectrice qui n’a pas envie d’attendre plusieurs mois avant de connaître la suite des aventures des héros de l’histoire. D’ailleurs, je le comprends parfaitement en tant que lectrice. Par exemple, pour Crossfire, j’ai complètement décroché au troisième tome, parce qu’il y avait quasiment deux ans d’attente entre chaque volet. 

     

    Donc, je me suis fait les réflexions suivantes concernant mon travail de romancière.  

     

    1/Plus de séries qui dépassent les trois tomes. 

    2/Le tome 1 ne peut pas être publié avant que l’intégralité de l’histoire soit écrite. 

    3/Le maximum de délai d’attente entre chaque tome ne peut pas excéder 1 mois. 

     

    Attention, ces réflexions ne concernent que les tomes sur les mêmes personnages. Il n’est pas fait mention des spin-off. En fait, j’ai l’impression que ce qui est apprécié, ce sont les séries, mais pour lesquelles chaque tome concerne des personnages différents. Ainsi, les héros du tome 1 deviennent secondaires dans le tome 2 et on continue à suivre leurs aventures en filigrane dans les suites. 

     

    Et vous, qu’en pensez-vous ? 

     

     

     

     

     

     

     

     

  • L'auto-édition : avantage et limites

    Dernièrement, j'ai vu un reportage très intéressant dont je vous mets la vidéo ci-après. Je l'ai trouvé extrêmement intéressant et tout à fait réaliste. Il y conte l'histoire de quatre personnes qui ont commencé par l'auto-édition. Il y a une française, dont j'ai eu envie de lire le roman, mais j'ai renoncé au vu des critiques souvent très mauvaises. Mais bon... Il y a aussi une américaine qui a vendu jusqu'à 40 000 romans par mois par l'auto-édition. C'est particulièrement impressionnant et ça fait rêver.

    Moi aussi je m'auto-édite depuis près d'un an, et je dois avouer que j'en suis ravie. Bien entendu on vend moins en quantité. Mais au moins, je ne suis pas obligée de supplier mon ancien éditeur de bien vouloir me payer les droits d'auteur de "un mensonge pour être aimée", roman pour lequel, je n'ai, à ce jour, toujours pas touché mes droits d'auteur. Ni pour 2012, ni pour 2013. Ceux-ci sont tellement dérisoires que de toute façon, je ne ferai appel à aucun recours légal. Il le sait et il en joue. Donc, pas correct et de quoi vous guérir de bosser pour un éditeur. J'ai depuis refusé deux propositions, parce que je sais pertinemment que la seule chose qui les intéresse, c'est le succès d'apprends-moi. 

    L'auto-édition a beaucoup d'avantages, comme ne pas avoir à partir à la chasse à l'éditeur, ne pas attendre en consultant  sa boîte mail toutes les dix minutes, des jours durant, un message qui ne viendra de toute façon jamais, ne pas être tenu à un nombre de caractères maximum qui vous oblige à couper des scènes à tout va... Bref, vous êtes parfaitement libre de faire ce que vous voulez, quand vous voulez et comme vous voulez.

    Le hic, parce qu'il y en a un inévitablement un, voire plusieurs. Tout d'abord, il faut tout faire soi-même : les corrections qui sont souvent longues et fastidieuses, la mise en page, la transformation en ebook, les couvertures pour lesquelles des connaissances de photoshop sont très utiles. Tout cela prend beaucoup de temps, souvent au détriment de l'écriture. Ensuite, l'auto-édition a ses limites. Les deux principales que je note, sont la diffusion des versions papier qui ne peuvent être faites que sur un site que vous devez gérer et sur Amazon. Donc, exit les séances de dédicaces, les participations à d'éventuels salons sur les stands des éditeurs et donc la rencontre avec les lecteurs. Et puis, le plus gros souci est le manque de visibilité. Il faudrait à l'auteur auto-édité un budget marketing colossal pour se faire connaître. Comme il n'en a pas les moyens, c'est compliqué pour lui de se faire connaître. En cela, il est évident que les maisons d'éditions qui ont leurs réseaux sont bien plus en avance.

    Bref, du bon, du moins bon, pour une possibilité qui tend à se démocratiser et qui permet à des auteurs inconnus de faire lire leurs écrits. Et ça c'est sans doute le grand point positif de la chose...

    Voici la vidéo en question, et bonne journée.

  • Recette de la tarte à l'oignon à l'alsacienne

    RECETTE DE LA TARTE A L’OIGNON SELON LULU

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    Ingrédients : 250g de pâte brisée (si possible maison) – 500g d’oignons – 100g d’allumettes de lardons fumés – 4 œufs – 1 verre de lait – 1 verre de crème liquide – 3 cuillers à soupe de farine – sel – poivre – muscade.

    Déroulement de la recette :

    -          Eplucher et couper finement les oignons.

    -          Dans une poêle, faire revenir les lardons, sans matière grasse, ce n’est pas la peine.

    -          Lorsque les lardons sont grillés, ajouter les oignons. Les laisser suer. Quand ils deviennent translucides, recouvrir le tout de lait. Je sais, ça vous paraît bizarre, mais cela rend les oignons plus digestes. Saler, poivrer.

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    -          Etaler la pâte sur des plaques préalablement beurrées.

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    - Garnir les plaques de pâte en faisant un rebord. On peut aussi utiliser un plat à tarte, mais personnellement, je n’aime pas trop lorsqu’il y a une épaisseur trop importante de garniture.

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    -          Lorsque le lait est intégralement absorbé par les oignons, et que leur jus s’est évaporé, ils sont prêts. Réserver.

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  • Hugh Laurie... parle français

    Ce soir, j'ai décidé  de vous faire partager une vidéo que j'adore, même si je pense que bon nombre d'entre vous l'ont peut-être vue. Il s'agit de la participation de Hugh Laurie (Docteur House) et Helen Mirren (suspect n°1, the Queen) aux Emmy en 2006. Pour ceux et celles qui l'ignoreraient, Hugh Laurie est francophone et francophile... Alors qu'a à voir cette vidéo avec les romantiques que nous sommes ? Eh bien, c'est tout simple : un homme qui nous fait rire a déjà fait la moitié du boulot ! Et celui-là d'humour, il n'en manque pas ! Sans doute est-ce pour cela qu'il fait craquer autant de femmes quel que soit leur âge...

  • Scènes d'amour à lire et à écrire

    SCENES D’AMOUR A LIRE ET A ECRIRE

     

     

    Pour rester sur le thème de mon article précédent : « fifty shades of grey » et autres romans érotiques, j’aimerais vous faire part de ma modeste expérience dans ce domaine. Bien sûr, ce que je vais écrire là, n’engage que moi et mes goûts personnels, et je conçois parfaitement que vous puissiez ne pas partager cet avis.

     D’abord en tant que lectrice de romances depuis des années (oups, je ne les compte plus, sinon je vais attraper le bourdon !). Personnellement, si la ou les scènes d’amour sont ratées, le bouquin l’est également. C’est probablement LA scène la plus importante, et lorsque nous commençons un roman, sentimental, nous l’attendons avec impatience. Donc, si elle est zappée ou bâclée, je me sens frustrée, et mon avis sur le livre s’en ressent. Bien entendu, d’autres paramètres entrent en ligne de compte, tels que l’intrigue, le style de l’auteur, la note d’humour qui peut apporter un plus, ou tout simplement l’émotion qui se dégage du livre, et qui fait qu’on s’attache aux protagonistes de l’histoire.

     Néanmoins, la scène où ils s’envoient en l’air est primordiale, et se doit d’être réussie. N’allez pas imaginer que je réclame de la passion et des scènes érotiques toutes les deux pages, là n’est pas du tout l’idée. La scène d’amour doit, selon moi, s’intégrer dans l’histoire, lui apporter ce plus qu’attend le lecteur ou la lectrice. Le sexe pour le sexe n’a finalement aucun intérêt.

     Au fil des années, notamment dans les romances type Harlequin, j’ai remarqué que ces scènes devenaient plus audacieuses et surtout plus précisément décrites. Il est presque anodin actuellement de faire référence au sexe oral, alors qu’il y a vingt ans, jamais il n’en aurait été fait mention. Et cela tend à se généraliser. J’ai feuilleté dernièrement un roman Harlequin-Azur, où le héros demande à l’héroïne de se caresser devant lui. Alors là, mes ami(e)s, moi la fille ouverte d’esprit et tout et tout, j’ai été choquée. Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour, dans la collection azur, on trouverait une telle scène !

     Mais bon, les temps changent et j’ai la nette impression qu’il y a une époque avant « Fifty… » et une époque après. Ceci dit, je trouve formidable que la littérature érotique (et non pornographique, j’insiste vraiment), tende à se démocratiser et que nous ne soyons plus obligées de planquer nos romans sentimentaux dans notre table de nuit, sous peine de passer pour des nunuches. De plus, j’ai l’impression que la romance, quelle que soit sa forme, a en ce moment à nouveau le vent en poupe, ce qui est génial, pour moi qui ait toujours revendiqué le fait qu’il ne s’agit pas là de sous littérature.

     En tant qu’auteur, mon opinion est un peu différente. Personnellement, les scènes d’amour ou de sexe, sont les plus difficiles à écrire. Car il faut être prudente, on ne peut pas rester dans le flou, mais en même temps on a vite fait de basculer dans le scabreux.

     Pour « un mensonge pour être aimée », la responsable éditoriale m’avait demandé de reprendre toutes les scènes car elles étaient trop torrides à son goût. Ce travail s’est révélé fastidieux, car comment décrire une scène de sexe dans parler de l’anatomie ou expliquer ce qui s’y passe. Bref, j’avais été frustrée d’avoir à le faire, même si je comprenais le point de vue de cette personne qui faisait valoir que le roman pouvait être lu par un public jeune et qu’il était primordial de ne pas choquer.

     Remarquez, à ce sujet, franchement j’émets de sérieux doutes. Deux de mes fils sont ado, et ils savent exactement de quoi il retourne en matière de sexe, sans que j’aie eu à leur expliquer quoi que ce soit. Merci internet !!!! (et ce n’est pas forcément un compliment que je fais, bien au contraire !) Donc, il me semble que l’argument ne tient pas réellement dans la mesure où nos jeunes sont de plus en plus précoces et n’ont absolument pas besoin de nous pour faire leur éducation sexuelle. Tout juste ai-je le droit de rappeler à mon aîné qu’il doit sortir couvert, avant de me faire remballer, genre la vieille qui me casse les oreilles !

     Depuis ce premier roman, mon état d’esprit a évolué. J’ai décidé dans mes derniers manuscrits de faire exactement comme cela me chante. Même si c’est toujours difficile pour moi, et plus encore maintenant que j’ai plusieurs écrits à mon actif, car finalement je décris toujours les mêmes situations. Mais il faut que j’emploie des mots et des tournures différents afin d’éviter les répétitions entre un roman et un autre, j’ai décidé de les écrire à mon idée. Clairement, je fais comme ça me chante, tout en restant prudente sur les formulations, car je déteste la vulgarité en règle générale. Il n’en reste pas moins que les dernières scènes que j’ai écrites sont bien plus épicées, même si je reste néanmoins attentive à ma façon de rédiger.

     De plus, après avoir lu « Fifty shades… » et « dévoile-moi », j’ai décidé d’écrire un roman en plusieurs tomes (combien je ne le sais pas !), nettement plus sulfureux que tout ce que j’avais pu pondre auparavant ! Enfin, décidé est un bien grand mot, puisque l’histoire et les personnages, se sont mis en place en moins de quinze minutes alors que je repassais (eh oui !). Comme j’étais en vacances, je n’ai plus eu qu’à me laisser porter. En une semaine j’avais écrit plus de 80 pages. Depuis j’ai ralenti le rythme puisque j’ai repris le travail. Toutefois, je pense le finir dans le mois à venir. Lorsque les choses se présentent comme ça, et que les doigts volent sur le clavier de l’ordinateur sans que l’on puisse s’arrêter ou que l’on ait à réfléchir, tout devient magique ! Et on se rappelle pourquoi on est romancière.

     Je ne sais pas si un jour je ferai lire ce roman à quelqu’un, ou si je le garderai pour moi, mais une chose est sûre, pour la première fois de ma vie, écrire une scène d’amour et érotique qui plus est, s’est révélé d’une facilité déconcertante. Alors peut-être dois-je persévérer dans cette voie, je n’en sais rien et j’y réfléchis encore…

     

     

  • Salon du livre à Illkirch les 12 et 13 octobre 2012

    UNE SEANCE DE DEDICACES PAS COMME LES AUTRES

     

    Je l’avais annoncé sur Facebook, mais n’avais pas eu le temps de faire de même par ici. Alors, je vous fais un petit compte-rendu du salon du livre alsacien qui s’est déroulé les 12 et 13 octobre 2012, à Auchan Illkirch. C’est dans cette grande surface de la banlieue de Strasbourg que j’ai fait ma première séance de dédicaces, le 24 mars 2012, pour la sortie de mon premier roman « un mensonge pour être aimée ». Je n’en avais pas gardé un souvenir impérissable, parce que peu habituée à rester assise seule à attendre le chaland. Bref, même si ce jour-là, j’avais vendu près d’une quarantaine de romans, ce qui est formidable, j’avais aussi connu de grands moments de solitude.

    Mais là, les choses étaient différentes, puisque nous étions plusieurs auteurs à être présents et qu’en plus, j’avais réussi à faire en sorte que Marie Laurent, qui n’est pourtant pas alsacienne, puisse se joindre à moi. La romance allait donc être bien représentée !

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    Jeudi 11 octobre 2012 : Marie et son compagnon arrivent vers 16h30. Tout est prêt à la maison ! Le matin, après avoir déposé les enfants à l’école, j’avais fait les courses puis en rentrant il avait fallu changer les draps, repasser le linge, récupérer ma fille pour le repas, faire la cuisine, puis la vaisselle, et enfin repasser un coup d’aspirateur. Bref, à 13h30 j’avais tout fait, et pouvais l’esprit tranquille me rendre chez ma coiffeuse préférée, pour deux heures de détente.

    Après un café, mes invités en profitent pour s’installer, faire une petite balade dans les environs. Au repas : quiche lorraine, salade (ma spécialité) – raisin et macarons au dessert.  Le repas de déroule dans une ambiance conviviale avec pour thème central l’écriture, la romance et tutti quanti… Bref, quel plaisir de pouvoir échanger avec une personne qui écrit comme moi, et partage mon intérêt pour la littérature.

    Vendredi 12 octobre 2012 : Réveil tôt. Avant de partir pour Auchan, il faut emmener les enfants à l’école, s’occuper du linge, vérifier que je n’ai rien oublié. Comme à mon habitude, je cours dans tous les sens. Lorsque nous partons, il pleut. Super !

    A notre arrivée, il nous faut nous présenter à l’accueil, passer par le poste de sécurité avant de pouvoir intégrer le rayon librairie. Je suis placée à côté d’Huguette Dreikhaus, qui est bien connue dans notre région, puisqu’elle fait des spectacles, anime des chronique à la radio et écrit. Après un petit temps d’adaptation, elle se montre charmante avec moi, et très vite nous conversons en alsacien. Alors que je m’installe, Lilli, l’amie de ma marraine m’attend déjà et m’encourage. Ça me touche vraiment. C’est trop sympa. Mais comme d’autres ami(e)s, elle pensait trouver mon second roman. Hélas, la publication étant reportée à une date non définie, c’est la déception. Je comprends alors très rapidement que c’est là que se situera THE problème. Tous ceux qui me connaissent et qui me suivent possèdent déjà « un mensonge… », et je n’ai malheureusement rien de neuf à leur proposer. C’est dommage, parce que si cela avait pu être le cas, nous aurions sans doute vu plus de monde, du moins en ce qui me concerne.

    Vers 13 heures, nous vendons nos premiers livres. Ouf, la journée n’est pas perdue ! Puis direction le restaurant italien de la galerie marchande où nous sommes gentiment invitées à manger avec les autres écrivains présents. Sympa et totalement inattendu ! Le repas se passe bien, à converser avec Huguette, à rire, à envoyer des piques à Francis qui me les rend bien. Puis le temps d’une pause clope avec le même Francis dont je découvre l’esprit brillant et l’humour, et retour sur le stand. L’après-midi se passe ainsi, à discuter avec les uns, avec les autres. Peu de gens s’arrêtent, et nous nous rendons compte que telles que les tables sont placées, ils n’osent pas vraiment s’approcher. Vers 17h, arrive Simone Morgenthaler, que tout alsacien qui se respecte connaît. Elle œuvre beaucoup pour la culture alsacienne, le dialecte, et après avoir longtemps été speakerine à France 3 Alsace et avoir animé des émissions qui mettaient le terroir de notre belle région à l’honneur, est actuellement animatrice sur France bleu Elsass. Elle vient de publier son 17ème livre (impressionnant) qui est comme plusieurs autres déjà parus, un recueil de recettes alsaciennes. Les gens viennent la voir, la saluent, et elle se prête au jeu avec une gentillesse épatante. Ceux qui la connaissent la voient comme une personne affable, douce et chaleureuse. Eh bien, mes amis, laissez-moi vous dire que c’est également ainsi qu’elle est dans la vie. Adorable et c’est avec grand plaisir que je papote avec elle, d’autant que nous sommes toutes deux nées dans la même ville. Peu après 19heures, nous quittons le supermarché direction la maison, où mon mari chéri s’est mis aux fourneaux pour nous préparer des lasagnes à sa façon. Nous dinons en toute convivialité, et après un vacherin glacé aux framboises pour le dessert et un café ou une tisane, il est déjà l’heure de se coucher.

    Samedi 13 octobre 2012 :

    Nous arrivons, comme la veille peu avant 11h. Aujourd’hui, c’est samedi, il fait beau et normalement ça devrait être un jour d’affluence. Effectivement dès le matin nous remarquons qu’il y a beaucoup plus de monde que la veille. Sur le stand, Marie et Francis sont déjà là. A leurs côtés se trouve Julie, une étudiante de l’université où je travaille qui a écrit un polar ésotérique ayant obtenu le prix VSD. La jeune fille est adorable, et le courant passe tout de suite, d’autant que nous sommes publiées par la même maison d’édition « les nouveaux auteurs » dont Amorosa est une collection. De plus, comme nous fréquentons le même endroit (l’université de Strasbourg), nous avons bien entendu des points communs. Johanna, une employée arrive et m’achète un bouquin, c’est sympa.

    Peu après midi, retour au restaurant. Toujours aussi bon, toujours aussi sympa de déjeuner en toute convivialité avec les autres auteurs mais aussi avec des personnels du rayon librairie. Il y a là Françoise que je connais depuis la dédicace, mais aussi Romain un ancien stagiaire également étudiant par chez moi, mais aussi Eric, le responsable du rayon et une autre jeune femme qui a travaillé avec eux et qui est fort sympathique.

    Lorsque j’arrive au stand peu après 14h, j’ai l’agréable surprise de voir qu’une dame m’y attend. C’est à elle que j’ai vendu mon premier roman lors de la dédicace de mars. Elle m’explique qu’elle l’a adoré et qu’elle est venue tout exprès pour acheter le second. C’est tellement gratifiant pour une romancière de s’entendre dire qu’elle a donné du bon temps à une lectrice. Rien que pour cela, je suis ravie d’avoir participé à cette manifestation. Peu après c’est mon papa et son épouse qui viennent m’encourager, puis mon chéri avec trois de mes quatre enfants et le compagnon de Marie. Mon mari se fait dédicacer le roman de Julie qui correspond parfaitement à ses goûts en matière de littérature, je choisis le livre de cuisine de Simone, et mes deux plus jeunes optent pour des bouquins de leur âge. Après leur départ, arrive Aurélien, qui travaille à Auchan également. C’est la première fois que je dédicace un roman à un homme et ça me fait bizarre, mais il paraît ouvert et a envie de s’essayer à l’écriture. Il lit beaucoup de romans, afin de cerner le genre qui lui correspondrait le mieux. Personnellement, je trouve que cette démarche est plutôt saine, même si dans mon cas, cela a relevé de l’évidence bien plus que d’autre chose. A nos cotés, s’est rajoutée Cathy Bernecker, Mademoiselle Mamselle, que les alsaciens connaissent bien. Encore une fois, c’est une femme d’une grande gentillesse que je découvre ravie, car je l’apprécie beaucoup lorsque je l’entends à la radio. Je lui demande des nouvelles de la santé de son mari (Cookie Dingler) et elle me répond gentiment, touchée que je m’en préoccupe.

    En fin d’après-midi, les choses redeviennent plus calmes et vers 18h30, nous pouvons remballer sans regrets, personne ne s’arrête plus. Le temps de passer un poste de sécurité et de regagner la voiture, chargées de nos livres et d’un cadeau d’Auchan (wow !), composée d’une bouteille de vin blanc d’Alsace, de pains d’épices, et de chocolat. Ils sont vraiment sympathiques par ici, et il me faudra revenir l’année prochaine si une seconde édition s’organise à nouveau.

    Vers 19h00 nous quittons donc la banlieue, direction le centre ville, où nous faisons une petite balade Marie et moi. Elle découvre Strasbourg by night, et je… redécouvre ma ville, comme si je la voyais avec un œil nouveau. La place Kléber, la cathédrale, les rues pittoresques… Vers 20h, nous retournons chez moi, où nous sommes attendues pour aller dîner au restaurant. Au menu : tartes flambées.

    Le lendemain matin, nous paressons tranquillement, papotant à qui mieux-mieux avant le déjeuner. Puis après un dernier café, Marie et Jacques reprennent la route, et moi… eh bien je reprends ma petite vie de maman, d’auteur presqu’anonyme, et de fonctionnaire. Mais rassurez-vous, il n’y a aucune amertume dans ce constat. Moi ça me va très bien, et si j’ai vraiment apprécié ce week-end, je ne voudrais pas en vivre des comme ça toutes les semaines parce que c’est vraiment épuisant. Donc je retourne à mon 6è roman, et aux aventures de Morgane pour mon plus grand bonheur !

    Quelques photos :

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    Marie et moi le samedi matin

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    Alex le gestionnaire de la librairie. Un vrai puits de science mes amis. J'ai rarement rencontré une personne aussi calée. Il connaît tout tout tout. Et en plus il est vraiment sympa.

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    Eric, le responsable librairie, absolument adorable, avec Romain et Cathie Bernecker.

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    Julie une jeune fille pleine de talent, qui ira loin.

    Et pour finir, une petite dernière, après l'effort le réconfort :

    Au restaurant en famille :

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  • Fifty Shades of Grey et autres romans de la catégorie Passion Intense

    FIFTY SHADES OF GREY  ET AUTRES....

    Comme bon nombre de lectrices, j’ai entendu parler de la trilogie d’E.L James, bien avant sa sortie en France. Déjà cet été, lorsque nous nous sommes rendus en Italie pour les vacances, dans toutes les stations service, j’ai vu des piles et des piles de ces bouquins, et ce dans toutes les stations essence.

    Bref, dès le mois de septembre et malgré un emploi du temps bien blindé, je me suis promis de lire ce roman, pour tenter de comprendre pourquoi il faisait l’objet d’un tel engouement. C’est quand même extraordinaire que ce bouquin, que l’on disait entre la romance et le porno, puisse devenir le roman le plus vendu au monde en 2012. Quand par ailleurs, il était décrié car, selon certains, fort mal écrit, je dois dire que j’étais particulièrement intriguée.

    Après précommande du tome 1 sur Amazon, je l’ai donc trouvé dans ma boîte aux lettres courant octobre 2012. Je l’ai commencé et au bout de dix pages, j’ai abandonné. L’emploi du présent me dérangeait. Les « putain et merde » toutes les trois lignes aussi !

    Puis j’ai commencé à lire « Dévoile-moi » de Sylvia Day qui est un peu calqué sur le même genre. Et j’ai adoré, vraiment. Les scènes de sexe étaient crues, c’est clair, mais tellement bien écrites que ça passait comme une lettre à la poste ! Elle, elle a un vrai talent d’écrivain. C’est d’ailleurs un auteur Harlequin aux États-Unis ! Bref, j’ai déjà précommandé le deuxième tome, et je l’attends avec impatience.

    Comme je suis une petite nana bien persévérante, j’ai décidé de me remettre à la lecture de « Fifty shades…»  quelques jours après. Là, je suis arrivée à la page 60 avant d’arrêter. Puis deux ou trois semaines plus tard, j’ai repris et là, allez savoir pourquoi, la mayonnaise a pris. Même si je trouve toujours qu’il y a un paquet de gros mots qui pourraient être supprimés, j’ai adoré les échanges de mail, surtout les objets qui étaient particulièrement drôles » et certaines réparties du genre « tu peux ranger ta main qui te démange »…

    Finalement je l’ai terminé en une semaine, et j’ai enchaîné avec le tome 2. Là j’ai nettement préféré l’écriture et l’intrigue. Et puis Ana et Christian devenaient presque comme des proches dont on avait envie de connaître les aventures. De plus, dans ce tome, la passion entre les deux protagonistes prenait le pas sur les pratiques sexuelles déviantes de Christian, si bien que la fleur bleue qui sommeille en moi s’est réveillée dare-dare.

    A peine terminé, j’ai téléchargé le tome 3, et personnellement, j’ai de loin trouvé que c’était le meilleur. On a des réponses à ses questions, et la fin  du livre est vraiment très belle… J’ai aussi beaucoup aimé la rencontre entre Ana et Christian, vue par lui. Pour l’avoir fait dans les aventures de Morgane, j’ai trouvé que ça apportait une approche différente à l’histoire…

    Par la suite, j’ai lu « délivre-moi », que je n’ai pas aimé. C’était assez peu captivant, et pas vraiment original. Un Fifty shades bis, mais sans l’originalité d’EL James, ni la qualité d’écriture de Sylvia Day. Un peu au rabais, dirais-je…

    Donc, l’impression générale est plus que positive, hormis pour « délivre-moi » qui vraiment m’a donné l’impression d’avoir perdu mon temps.

    Voici les scènes que j’ai préférées dans Fifty shades :

    Tome 1 : sans conteste, la rupture entre Ana et Christian à la fin du tome 1. C’est intense et on sent toute la colère qui est en elle, et tout son désespoir aussi…

    Tome 2 : les premières pages, lorsqu’Ana n’arrive pas à surmonter son chagrin et lorsqu’elle revoit Christian. Cette phrase « j’ai tellement pleuré… », m’a beaucoup marquée. Elle est si simple et pourtant tellement forte de sens.

    Tome 3 : le retour de Christian cuité après qu’il ait découvert la grossesse d’Ana et surtout quand il dit de l’enfant qu’elle attend « lui, tu l’aimeras plus que moi… ». Dans ce tome Ana gagne en tempérament et en force de caractère, et j’adore.

    Et puis toujours et encore les échanges de mail. Ce truc, c’est génial et si novateur !

    Alors à vos bouquins et à vos tablettes numériques… Et surtout n’hésitez pas à laisser un commentaire sur vos impressions…

  • Conseils à ceux et celles qui voudraient s'essayer à l'écriture

    Soyons bien d’accord, je n’ai pas la prétention de me prendre pour un grand écrivain, ni pour le prochain Pulitzer, mais après plusieurs romans écrits, je pense pouvoir dire quelques mots à tous ceux et celles qui souhaiteraient faire vivre leurs histoires sous leur plume.

    Pas la peine de vous assommer avec un nombre incalculables de conseils ou de règles, qui feraient que vous ne les liriez même pas jusqu’au bout. Donc, j’ai sélectionné quatre points qui me paraissent essentiels, et que je vais vous donner, de manière décroissante, par ordre d’importance.

    1.  Un texte présenté à un éditeur ne doit comporter aucune faute d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe. C’est absolument essentiel, car je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, des romans bourrés de fautes me hérissent le poil !

    3.    Il faut beaucoup lire, et surtout le genre littéraire dans lequel on veut écrire. Ainsi, je serais tout à fait incapable d’écrire un polar ou un bouquin de science-fiction, pour la bonne et simple raison que je n’en lis que très peu. On ne peut pas décider d’écrire un livre quand on ne maîtrise pas les schémas du genre !  Lecture et écriture vont de pair.

    2.    L’histoire doit être claire dans votre tête du début à la fin. Ecrire au fil de l’eau peut s’avérer risqué, car on prend souvent trop de temps à planter le décor, et on bâcle la fin, surtout quand il y a une limitation dans le nombre de mots ou de caractères. Tandis que si vous avez clairement défini les scènes à intégrer à votre histoire, votre roman sera bien plus équilibré.

    1.    Ce conseil, je l’ai lu sur le site de Sarah Morgan, romancière anglaise que j’aime beaucoup pour son humour et qui constitue un véritable exemple pour moi. Elle a d’ailleurs remporté un Rita-Award, il y a quelques jours. Et son adage, je l’ai fait mien. Le voici : « Un écrivain écrit. Pas dans un mois, pas dans une semaine, pas dans un jour, mais maintenant. »

     

    Voilà, j’espère que ces quelques indices vous donneront envie de prendre votre plume, dans l’unique but, comme moi, de faire rêver les lecteurs et lectrices.